150e Anniversaire
de la paroisse de Sainte-Adèle

La paroisse Sainte-Adèle se prépare à célébrer ses 150 ans

Par Véronique Leblanc

Les festivités du 150e anniversaire de la paroisse Sainte-Adèle commenceront le 1er janvier 2002. Au cours de cette année de nombreuses activités spéciales sont prévues à l'agenda.

dépliant promotionnel

Après un travail de plus de 17 mois, le comité organisateur était enfin prêt, vendredi, a dévoilé la programmation des fêtes du 150e. Présentement, les paroissiens peuvent déjà se mettre dans l'ambiance en se procurant l'album-souvenir 150 ans d'histoire Paroisse Sainte-Adèle, l'épinglette et le feuillet d'information.

Beaucoup d'activités

Du côté des activités, on prévoit la tenue de diverses conférences sur l'histoire de la paroisse, un concert de l'orchestre de chambre I Musici, le 25 mai et un second, le 7 décembre, avec les Petits Chanteurs de Laval dirigés par Grégory Charles, des visites guidées de l'église aux mois de juillet et août, la messe solennelle du 28 avril présidée par Mgr Cazabon et une exposition de photos historiques. Un des objectifs des fêtes était d'impliquer les jeunes dans cet événement. Or pour cette occasion, le comité a fait appel aux élèves de l'école secondaire A.-N.-Morin afin qu¹ils présentent des capsules d'histoire. «Une quinzaine d'adolescents sont déjà intéressés à s'impliquer dans ce projet. Avec l'aide de leur professeur de théâtre, ils joueront une petite pièce, une fois par mois, pendant la messe», explique avec enthousiasme le curé Michel Forget.

Appel aux Adélois

Ajoutons également que les membres du comité ont toujours besoin de l'aide des Adélois. En effet, ils aimeraient bien identifier toutes les personnes sur une photo datant de 1927. Cette dernière sera exposée prochainement. Le Comité des Fêtes du 150e anniversaire de la paroisse Sainte-Adèle est composé de : Jeannine Deslongchamps, Michèle Dubuc, Monique Fortier, Claire Grignon, Lyse Marin Legault, Cécile Paradis, Lorraine Raby, Jean-Roch Boisvert, Jean Constantineau, Jacques Delorme, Daniel Dubé, Lucien Dubé, Michel Forget, Pierre Lemieux, Nicolas Perrault, Philippe Paradis et Linda Barbeau.

Chant du 150e

Refrain

Cent cinquante ans de fidélité
Cent cinquante ans pour notre humanité
Mais à Tes yeux, du haut des cieux
C'est un instant dans l'éternité
Mais à Tes yeux, du haut des cieux
C'est un instant dans l'éternité

Couplets

1. De génération en génération
Nous Te louons
Nous Te bénissons
Nous proclamons Ta gloire
Nous célébrons Ton nom
Toi, le Dieu de nos pères

2. De génération en génération
Nous Te prions
Nous invoquons Ton nom
Afin que Ton amour
Nous comble de Tes dons
Car Tu es notre Père

(Paroles et musique : L. Raby)

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Michèle Dubuc nous raconte l'histoire de la paroisse

Archiviste de profession, Michèle Dubuc a consacré 1350 heures à la rédaction de l'album-souvenir 150 ans d'histoire la Paroisse Sainte-Adèle publié à l'occasion des festivités.

Comité organisateur

N'étant pas Adéloise de souche, elle l'est devenue de coeur, comme elle le dit si bien dans sa présentation. Depuis maintenant deux ans que Michèle Dubuc demeure à Sainte-Adèle. Sa passion pour l'histoire et son expérience dans la gestion de documents et d'archives font d'elle la candidate idéale pour rédiger un ouvrage sur la fondation et l'évolution de la paroisse. C'est avec beaucoup de rigueur, de précision et plusieurs anecdotes qu'elle dépeint la réalité des Adélois au milieu du XIXe siècle et au cours du XXe siècle.

Elle raconte notamment que pour construire la première église de 1852, l'abbé Thibault a recueilli 409 louis, ce qui équivaut environ à 1636$. Plusieurs résidants se souviennent encore de cette chapelle-église puisque ce n'est qu'en 1951 qu'elle fut détruite en raison de sa vieille charpente.

Controverses

Au début, la paroisse Sainte-Adèle desservait le territoire de Saint-Sauveur jusqu'au nord où la colonisation arrêtait, soit près de Sainte-Agathe. Quelques années plus tard, d'autres paroisses ont vu le jour.

D'ailleurs, derrière la naissance de certaines d'entre elles se cachent de grandes controverses. C'est le cas de l'église Saint-Joseph et la chapelle du Lac Millette; les résidants de ces secteurs en avaient assez de monter continuellement la côte Morin pour prier. C'est pourquoi on leur a accordé leurs propres chapelles.

«D'autant plus que les évêques à l'époque étaient ouverts à créer davantage de paroisses, ce qui leur permettait d'avoir un plus grand pouvoir», explique l'auteure.

Michelle Dubuc s'intéresse aussi aux rites et dévotions, au long suspense du vocable "Sainte-Adèle", aux religieux et différentes associations religieuses, au patrimoine de l'église Sainte-Adèle et au personnel qui a marqué l'histoire de cette paroisse.

Après ce travail de longue haleine, cette jeune auteure a l'intention d'écrire un deuxième livre sur les personnages importants de la région et un troisième concernant l'histoire de la municipalité à l'occasion de son 150e anniversaire qui aura lieu en 2005.

L'album-souvenir au coût de 10$ est disponible à la Librairie Desjardins à Sainte-Adèle, Librairie Paulines à Saint-Jérôme, Les Variétés du Sommet à Sainte-Adèle ainsi qu'au presbytère de la Paroisse Sainte-Adèle.

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Le Journal des Pays d'en Haut, mercredi 12 décembre 2001

 


Plus de 500 personnes célèbrent

le 150e anniversaire de la fondation de la paroisse

Par Véronique Leblanc

Francine
                      Raby Lavoie de la chorale de Sainte-Adèle et
                      Pierre Lemieux président du comité organisateur
                      des fêtes du 150e anniversaire reçoivent la
                      médaille du Mérite diocésain au nom de leur groupe
                      par l’évêque Gilles Cazabon. (Photo Michel
                      Guertin)

 L’église de Sainte-Adèle était remplie à pleine capacité, ce dimanche, lors de la grand-messe du 150e anniversaire de la fondation de la paroisse.

C’était une belle occasion de rassembler les membres des familles adéloises et d’inviter les personnalités qui ont contribué au développement de cette paroisse que ce soit les curés, les soeurs ou les politiciens. L’église a accueilli plus de 500 paroissiens et visiteurs à la messe de 10h, suivie d’un dîner aux Jardins sous la nef regroupant près de 380 personnes. Pour l’événement, le curé Michel Forget avait planifié une surprise, celle de rendre hommage aux personnes dévouées. L’évêque de Saint-Jérôme, Gilles Cazabon, qui était présent à cette fête a profité du moment pour offrir deux médailles du Mérite diocésain. Ces prix ont été remis à la chorale dirigée par Francine Raby Lavoie et au comité organisateur des fêtes du 150e anniversaire présidé par Pierre Lemieux. Une récompense bien méritée pour ces deux groupes si impliqués.

Des symboles rappelant l’histoire. Au cours de la cérémonie, on a présenté des symboles rappelant l’histoire de cette paroisse. La procession des offrandes a débuté par la présentation d’une photo du couple Augustin-Norbert Morin et de Adèle Raymond. M. Morin est celui qui a fondé notre paroisse en 1852. Précisons également qu’il a donné le nom de Sainte-Adèle à la paroisse et à la ville en hommage à sa femme. Quel honneur! Une petite église et une étole ont été aussi apportées pour rappeler que sur notre territoire, il y a trois églises paroissiales. Outre celle de Sainte-Adèle, on retrouve l’église Saint- Joseph en 1918 (secteur Mont-Rolland) et celle de St-Norbert en 1925 à Val-Morin.

Soulignons aussi la présence des trois chapelles, St-Paul en 1943, St-Anatole de Sainte-Marguerite en 1936, devenue St-Bernard en 1959 et Ste-Anne du Lac Millette en 1950 devenue Très-Saint-Nom de Jésus en 1965 ainsi que l’église protestante, située rue Chantecler. Le registre des débuts de la paroisse a également été présenté. Le premier baptême a été celui de Marie, Adèle, fille de Pierre Miron et de Marie Poirier le 5 novembre 1852.

Finalement, une tirelire et un cadran ont servi de symboles afin de représenter la grande générosité des paroissiens et l’engagement des bénévoles au cours de toutes ces années. Du 75e au 150e. En 1927, plus de 325 personnes ont assisté au 75e anniversaire de la paroisse. Au 150e, 200 personnes de plus étaient présentes à l’événement. Malgré la baisse de popularité envers la religion, ces chiffrent démontrent que les personnes apprécient toujours les rassemblements. «L’église est encore l’institution qui regroupe le plus de personnes chaque semaine», précise le curé Michel Forget. En terminant, M. Forget a rapporté dans son discours les paroles de quelqu’un disant: «Ce n’est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes. Nous soulignons la fondation de la plus vieille institution du milieu; la paroisse Sainte-Adèle. Je peux vous affirmer que cette institution donne de très bons fruits.» L’organisation des nombreuses activités en sont la preuve.

 

Journal des
                      Pays-d'en-Haut, 1er mai 2002


Guide de visite

A) La première chapelle

L'érection de la chapelle de bois fut réalisée en 1852 sur un grand terrain donné par le fondateur Augustin-Norbert Morin.

Le premier curé, Éphrem Thérien, bénit la nouvelle chapelle le 1er janvier 1853. Cette première chapelle fut rénovée en 1914 et finalement démolie en 1951 à cause de problèmes majeurs de fondation.

B) L'église actuelle

L'église actuel fut construite en 1952 à l'occasion du centième anniversaire de la fondation de la paroisse sur l'emplacement de la première chapelle.

L'architecte, Lucien Parent, s'est inspiré du style Dom Bellot, architecte français qui renouvela l'art religieux dans les années 1930. Le dépouillement et la simplicité en caractérisent l'atmosphère.

Les vitraux et les verrières

La paroisse a la chance de posséder seize vitraux symboliques et deux magnifiques verrières iconographiques réalisés en 1926 par John Patrick O'Shea (1896-1950). Ce dernier a réalisé de nombreux vitraux qui ont fait sa renommée dont ceux qu'on peut admirer à l'Oratoire Saint-Joseph, à la cathédrale Marie-Reine du Monde, et dans plusieurs églises du Québec : Notre-Dame de Grâce, Saint-Stanislas de Kostka, Saint-Joseph à Sainte-Adèle, et dans la chapelle Saint-Bernard, à Sainte-Adèle également, pour n'en rappeler que quelques-uns.

Pour le cent cinquantième anniversaire de la paroisse (1852-2002), les paroissiens et paroissiennes ont généreusement offert à la Fabrique la somme nécessaire à la restauration des 16 vitraux symboliques et à leur mise en valeur dans la nef de l'église. Ce sont les artisans du Studio du verre de Montréal qui ont effectué les travaux.

La symbolique des 16 vitraux est tout à fait particulière. On y trouve, par exemple, les trois vertus théologales : la foi, l'espérance, la charité; Jésus; Marie; les représentations symboliques de l'Eucharistie : l'hostie, le calice, le pain, le vin, et le poisson à cause de son anagramme.

Pour compléter ces seize oeuvres majeures, quatre nouveaux vitraux furent créés dans le même style par les artisans du Studio du verre de Montréal. Les symboles des quatre évangélistes ont été retenus pour illustrer le médaillon central de chacun de ces vitraux : l'homme ailé (Matthieu), le lion ailé (Marc), le taureau ailé (Luc) et l'aigle (Jean).

Remarquez aussi les deux magnifiques verrières iconographiques qui sont situées près de chacune des portes à l'avant de l'église.

La porte du tabernacle

Vous remarquerez la belle porte du tabernacle; en voici l'explication selon le texte biblique... «C'est là que je te rencontrerai, c'est du haut du propitiatoire de l'espace compris entre les deux chérubins placés sur l'arche du Témoignage, que je te communiquerai les ordres destinés aux enfants d'Israël.» (Ex. 25:22)

Symboles de la consécration de l'église

Douze petites croix réparties sur les murs intérieurs de l'église témoignent de la consécration du temple par Mgr Bernard Hubert, alors coadjuteur du diocèse Saint-Jean, le 20 mars 1977.

Les sculptures

A) La statue de Marie

La statue de Marie en bois de rose a été  sculptée par Sylvia Daoust, une des premières femmes sculpteures du Québec. Née à Montréal en 1902, étudiante et professeure à l'école des Beaux-Arts de Montréal, boursière du gouvernement du Québec en 1929 et de la Société Royale du Canada en 1955, elle a participé à de nombreuses expositions en Italie, aux États-Unis, en Ontario et au Québec. Plusieurs prix et médailles ont honoré son grand talent.

B) Trois oeuvres de Bela Zoltvany

Ces sculptures en bois, le crucifix, la statue de Saint-Joseph et le chemin de croix, sont l'oeuvre de Bela Zoltvany, sculpteur d'origine hongroises (1891-1956), qui vint s'établir à Montréal en 1924.

Dès son arrivée, il est engagé comme sculpteur chez Carli et Petrucci, spécialiste dans la rénovation et la décoration d'église. Il compléta sa formation artistique à l'École des Beaux-Arts de Montréal. La majeure partie de son oeuvre se trouve à l'intérieur de l'église Notre-Dame du Rosaire de Montréal.

C) Statue du Christ Glorieux

Cette sculpture en bois d'acajou bien en vue à la sortie de l'église est l'oeuvre de Zénon Alary, exécutée en collaboration avec l'ébéniste Gilles Moreau de Mont-Rolland, en 1974, pour la chapelle Saint-Paul.

Né à Saint-Sauveur (Lac-des-Becs-Scies), Zénon Alary possédait une énergie et une dextérité qu'il sut mettre dans toute son oeuvre. Il est décédé en 1974.

D) La dernière Cène

Cette sculpture en bois sous l'autel est l'oeuvre de Michèle Goudreault de Sainte-Adèle. Connue comme céramiste autodidacte, elle a souvent participé comme exposante aux différents salons des Métiers d'Arts de Montréal et de Québec.

La Murale de la Paix

Cette oeuvre maîtresse dans le sanctuaire de l'église le long des murs latéraux est celle de Marielle Rousseau-Vermette. Cette Murale de la Paix fut réalisée en 1987 à l'occasion du 135e anniversaire de la paroisse.

De nombreuses personnes de la paroisse ont la fierté d'avoir contribué à cette réalisation mémorable.

L'orgue Casavant

Au printemps 2008, la Fabrique de la paroisse Sainte-Adèle a décidé de remplacer le vieil orgue électronique de l'église, lequel devenait de plus en plus difficile, sinon impossible, à entretenir.

La paroisse Sainte-Adèle a eu la bonne fortune de trouver un orgue Casavant à tuyaux de 1932 portant le numéro 1469. Il a été en service continu depuis cette date, bien entretenu par les religieuses Adoratrice du Précieux Sang qui l'avait fait construire pour leur monastère. Qui plus est, l'organier qui s'en occupait depuis plus de 25 ans, M. Gilles Chouinard, était disponible pour le démonter à Trois-Rivières, le transporter à Sainte-Adèle et le ré-installer selon les désirs de la paroisse ! Quant au prix d'achat, les religieuses se sont montrées très peu gourmandes.

Équipée de cette orgue, l'église de Sainte-Adèle répondait à trois objectifs : accompagner la liturgie, accroiître les ressources culturelles du milieu et contribuer à préserver un bijou du patrimoine québécois. L'ensemble du projet coûtera, à son terme, environ 35 000 $. (Accès, vendredi 8 mai 2009)

Les cloches

La bénédiction des trois cloches a eu lieu en août 1955.

La plus grosse cloche porte le nom de Jésus; elle pèse 952 kg. Elle produit le son FA.

La cloche moyenne porte le nom de Immaculée-Conception. Elle pèse 488 kg. Elle produit le son LA.

La plus petite cloche porte le nom de Joseph-Arsène en l'honneur de Mgr Joseph-Arsène Aubin, ancien curé de la paroisse et l'initiateur du projet. Elle pèse 279 kg. Elle produit le son DO.

Depuis l'automne 2000, le carillon fonctionne au moyen d'un mécanisme électrique et d'une horlogerie électronique.

La Croix illuminée sur la montagne

La croix du Sommet Bleu,
                        à Ste-Adèle, rénovée en 2002

La croix sur la montagne fut érigée lors du 75e anniversaire de la fondation de la paroisse en 1927 par le curé James Lesage sous la supervision de l'architecte Bruno Parenteau de Ste-Adèle. D'un hauteur de 60 pieds, c'est tout de fer que la croix fut construite par Arthur de Repentigny et Philippe Aubuchon et quelques autres.  Ce sont les électriciens Pierre Doré et Henri Desjardins qui installèrent les 200 ampoules électriques. Le terrain fut donné par la famille Lamoureux et une souscription de 1 000 $ fut lancée pour l'érection. Rénovée en 2002, elle habite depuis les antennes de téléphonie cellulaire.
Dominant le Sommet-Bleu pour qu'on l'aperçoive de loin, elle incarne des valeurs religieuses et patriotiques ; elle sert aussi de point de repère pour les voyageurs.

La statue du Sacré-Coeur à l'extérieur de l'église

Sur le socle de la statue érigée devant l'église vous pouvez lire les noms de tous les curés depuis la fondation de la paroisse en 1852.


 

Recherche sur Internet et sur place par Paul Meilleur, de Ste-Adèle

Mise à jour le 2 octobre 2010 par Paul Meilleur, de Ste-Adèle

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