Étude
sur l'origine des acadiens par rapport à La Chaussée
En
particulier les documents disponibles à la Maison
l'Acadie à La Chaussée.
Cote
E4/24-52 Archives départementales de la Vienne, Minutes Bourbeau
Contrat de fermage de la maison et Seigneurie du Bourg de La Chaussée (Vienne).
Du 8 avril 1644, entre Hilaire Follet, époux d'Anne Le Godelier et Vincent
Landry, notaire royal et archer à La Chaussée.
Ce Vincent Landry était le père d'un filleul de Martin Le Godelier.
Ce document est intéressant d'une part parce-qu'il montre les liens existants
entre la famille de Martin Le Godelier, décédé 2 ans auparavant en Acadie et une
famille Landry qui a sûrement fourni plusieurs colons acadiens, et d'autre part
parce-qu'il fait ressortir les différentes productions agricoles du domaine de
Martin Le Godelier à La Chaussée: soient: le blé, la vigne, le lin, les pois,
les fèves, les amandes, les ruches donnant du miel et la cire, l'arboriculture,
c'est à dire toutes celles (sauf la vigne mais auxquelles on doit ajouter le
chanvre) que l'on retrouve dans la primitive Acadie.
La Seigneurie du Bourg de La Chaussée fit l'objet d'un échange vers 1690 par
Anne Le Godelier.
Cote E4/24-52 Archives départementales de la Vienne,
Minutes Bourbeau
Contrat de mariage du 29 mai 1643, d'Anne Le Godelier, fille de Martin Le
Godelier, seigneur du Bourg de La Chaussée (Vienne) avec Hilaire Follet, Juge
Magistrat au Présidial de Poitiers.
On y apprend que :
-Martin Le Godelier était décédé à cette date (dont au cours de l'été 1642 selon
le testament de Charles de Menou d'Aulnay, Gouverneur de l'Acadie qui indique
que ce décès eut lieu 2 mois après son arrivée en cette contrée.)
-que Martin Le Godelier était non seulement seigneur du Bourg La Chaussée, mais
aussi du Cormier, paroisse de Chemillé en Maine et Loire et du Munet en Indre et
Loire.
-qu'il était remarié depuis peu d'années (vers 1638 selon le registre paroissial
de La Chaussée) et que sa fille Anne et son fils René étaient issus du premier
mariage.
-qu'il était apparenté avec la famille de La Tremblai-Robin dont était issu
Charles de Menou d'Aulnay.
qu'il y a des parents absents au dit contrat (René Le Godelier, frère de
l'épouse, en Acadie).
que la dot de l'épouse comporte une somme de trois mille livres dues à la
succession de Martin Le Godelier par Charles de Menou d'Aulnay, lieutenant pour
le Roi en la Nouvelle-France selon un contrat passé entre eux le 9 mai 1642 à La
Rochelle en l'étude de Me Juppin, notaire royal en cette ville.
Cote E4/24-61 Archives départementales de la Vienne,
Minutes Bourbeau
Contrat de fermage de la Maison et Seigneurie d'Aulnay, du 1er décembre 1654,
entre Guillaume Le Godelier, membre du Conseil Privé du Roi, Grand Prévôt et
Garde du Sceau Royal au pays d'Acadie, tuteur des enfants mineurs de Charles de
Menou d'Aulnay pour leur bien en France et trois bourgeois de la région de
Loudun.
Ce document -absolument inconnu à ce jour- et le dernier découvert (l'ordre des
découvertes est porté en haut et à droite, en rouge sur chaque présentation) est
la piece-maîtresse, en état actuel des choses de toute l'étude sur les origines
des premières familles acadiennes.
Il démontre que 1º- des habitants de La Chaussée, les serviteurs de Martin Le
Godelier et de son fils suivirent ces derniers en Acadie en mai 1642 et y
restèrent! C'est la preuve qu'attendaient tous les historiens de l'Acadie.
2º- Si l'on ignore encore le nombre, les patronymes précis et les hameaux
d'origine de ces serviteurs on peut raisonnablement espérer dorénavant détecter
d'autres documents les concernant dans les séries E ou O des Archives Nationales
car la dette de 3 000 livres de Charles Menou d'Aulnay envers Martin Le Godelier
fit l'objet d'un dossier justificatif détenu par le Conseiller privé de Roi,
Guillaume Le Bel ainsi qu'il ressort du sort spécial réservé par cet acte à la
créance des héritiers de Martin Le Godelier (sa fille Anne et son gendre).
L'acte donne enfin un point de comparaison pour l'évaluation en francs actuels.
Un pourceau d'un an vaut de nos jours environs 1500 F. et valait 20 livres à
l'époque. La dette de 3 000 livres équivaut donc à environ 225 000 F.
Registre de La Chaussée
Selon des
notes de recherche à la Maison de l'Acadie il y aurait;
-Sur un acte de baptême du 2 janvier 1628 apparaît comme marraine une Perrine
Landry.
-Sur un acte de baptême du 15 avril 1638 apparaît comme parrain René Landry.
-Dans Les parlers français d'Acadie, Geneviève Massignon, C.
Klincksieck, Paris, 1962, à la page 37 note (3), indique pour La Chaussée, le
baptême en 1646 de Charles fils de Jean Robichaux et Marie Landri.
mwl
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Dernière modification
: jeudi 28 septembre 2006