Landry, 560-613, maire du palais de Neustrie
Références
584 - Grégoire de Tours ne donne pas d'autres détails, et paraît ignorer le
nom du meurtrier et l'auteur du meurtre. Le moine Aimoin raconte que Frédégonde
aimait un leude du nom de Landry, et que ce jour-là même, le roi étant entré
inopinément dans une salle où était la reine qui le croyait déjà parti, l'y
trouva occupée à parfumer ses cheveux. Si l'on en croit le chroniqueur, elle
aurait été assise sur une bancelle peu élevée, et le roi l'aurait légèrement
frappée sur l'épaule d'une baguette qu'il tenait à la main ; la reine, sans se
retourner, aurait attribué cette familiarité à Landry, et lui aurait dit : «
Landry ! Landry ! le roi est à peine parti ; tu n'es pas sage. » Le moine ajoute
que Frédégonde, effrayée de la fureur de Chilpéric qui la quitta brusquement
pour méditer à la chasse sur le parti qu'il allait prendre, fit assassiner le
roi par Landry. On a contre la vérité de ce récit, l'embarras extrême où la mort
de Chilpéric laissait Frédégonde ; mais on aurait pour l'appuyer la crainte
présente d'un péril bien autrement imminent, si le roi l'avait en effet surprise
dans sa faute.
Étrangère ou non à la mort tragique de Chilpéric, Frédégonde, toute à la
difficulté de sa position, ne songea pas même à rendre les derniers devoirs à
son époux. Le corps du roi fut, comme l'avaient été ceux de tous ses fils,
abandonné sans sépulture, jusqu'à ce que la charité de l'évêque de Senlis,
Malhulfe, lui eût rendu ce service pieux ; le prélat recueillit les restes du
roi (qui avait été cependant son persécuteur) ; il lava le corps, le couvrit de
vêtements, lui laissa la longue chevelure, marque de sa dignité royale, et
conduisit le cercueil sans appareil et sans bruit jusqu'à l'église de
Saint-Vincent de Paris, où il le déposa.
Frédégonde avait employé ces trois jours à réunir tout ce qu'elle avait de
trésors à Chelles, et à se diriger aussi vers Paris, pour y chercher
provisoirement un asile dans la cathédrale. Là, elle eut le bonheur de trouver
fidèle l'évêque Ragnemode, en sorte que le peuple, dont elle aurait pu craindre
la sédition, ne témoigna que des respects à la veuve do son roi. Les seigneurs
neustriens qui redoutaient l'Austrasie, s'étaient divisés en deux partis. L'un,
très faible, voulait nommer un certain Gondebaud (ou Gondevald), enfant de
Gontheuque né vers 530 et qui se disait fils de Clotaire Ier ; l'autre, ayant
pour chef Landry, jugea prudent de reconnaître le jeune Clotaire (dernier-né de
Frédégonde) et entoura l'enfant à Vitry pour empêcher qu'il ne fût enlevé.
Dans ces conjonctures favorables, la reine assembla ses amis, et arrêta la
résolution de remettre sa personne, son royaume et son fils sous la protection
de Gontran (frère du défunt Chilpéric et roi de Bourgogne), à qui cette
proposition fut portée, et qui y répondit en venant avec une armée prendre
possession de Paris, accorder à Frédégonde ce qu'elle souhaitait, et faire
reconnaître Clotaire pour roi, sous le nom de Clotaire II. Cette prompte
démarche sauva Frédégonde, car Childebert II (fils de Sigebert Ier) venait avec
des troupes pour s'assurer la possession de Paris : la ville avait déjà reconnu
Gontran et Clotaire II, Childebert dut se retirer ; la politique et les
inclinations des Neustriens n'auraient pas reçu volontiers un roi d'Austrasie ;
c'est là surtout ce qui fut favorable à l'ambition de Frédégonde.
http://www.france-pittoresque.com/reines-france/fredegonde-4b.htm
584, Chelles, Seine-et-Marne, siège d'un palais mérovingien. En 584, Chilpéric y
fut assassiné. De retour de la chasse descendant de son cheval un meurtrier le
frappa de deux coups de couteau. Certain attribue ce geste à Brunehaut, d'autres
à son épouse Frédégonde parce qu'il avait découvert son adultère avec le maire
du palais, Landry.
http://ex.libris.free.fr/abrege2.html
587 Saint-Florentin, Yonne, Bourgogne. En 587, la reine Brunehaut y fut assiégée
par Landry, favori de Frédégonde.
593 Les troupes répondirent par des acclamations : Vive notre roi Clotaire !
Vive le fils de Chilpéric ! Et dans cet enthousiasme l'armée, conduite par
Landry, attaqua celle de Childebert à Tournai et fut complètement victorieuse.
Mais le duc Wintrion revenant attaquer les seigneurs, il y eut une nouvelle
action et un carnage effrayant. Trente mille morts restèrent dans la plaine (à
Droissy), la victoire ne demeura pas moins à Frédégonde (593). Elle ramena son
fils triomphant à Soissons. C'est à cette action que se rapporte la fable des
branches d'arbres que portaient les Francs et que l'ennemi aurait prises pour
une forêt mobile.
604 Thierry II mena une expédition contre Clotaire II qui envoya contre lui son
Maire du palais Landry. Mais ce dernier fut vaincu à Étampes en 604 ce qui
permit à Thierry II de délivrer Orléans assiégée avant d'entrer dans Paris pour
l'occuper. Thierry II cherche alors à écraser définitivement Clotaire II mais
l'aristocratie austrasienne commençait à s'agiter ce qui obligea Thierry II à
interrompre sa brillante campagne.
604 Bataille mémorable prés d’Estampes entre Clotaire II, Roi de France, et
Theodoric Roi de Bourgogne. Clotaire qui n’étoit pas content de l’accord qu’il
avoit fait avec ses cousins, plus par nécessité qu’autrement, avoit toujours
épié les occasions de recouvrer par quelque moyen, ce qu’il leur avoit
abandonné. Pendant qu’ils avoient été occupez contre les Gascons, il avoit
assemblé le plus de troupes qu’il avoit pû, sur l’âvis que Bertault marchoit
avec trois cens hommes seulement pour aller en Neustrie (c’est la Normandie) se
rendre Maître des Places qu’il avoit cedées, il depescha contre luy Landry Maire
de son Palais, avec des forces suffisantes, pour le tailler en pieces. Bertault
au premier bruit des approches de Landry, se retira en diligence à Orleans, où
Landry le poursuivit, & se presenta en bataille devant les portes de la Ville,
defiant Berthault au combat. Celuy-cy répondit qu’il n’avoit pas des forces
égales pour accepter la bataille, mais qu’il étoit prét de combattre contre luy
seul à seul. Landry refusa l’offre: & aprés qu’il eût vomy mille injures contre
Bertault [sic], il se retira. Cependant Theodoric, sur l’avis des desseins de
Clotaire, & de ce qui s’etoit passé à Orleans, avoit assemblé ses troupes, & s’etoit
mis [p.15] en chemin pour venir secourir Bertault, & executer par la force ce
que celuy-cy n’avoit pû faire. Bertault vint se joindre à Theodoric en
approchant d’Estampes, où Landry s’étoit venu loger le jour de Noël de l’an 612.
avec toute l’armée de Clotaire, en laquelle étoit Merouëe son filis [sic] aîné,
non pas pour combatre comme un Chef d’armée en la bataille, parce qu’il étoit
encore trop jeune; mais seulement pour donner de la chaleur à ses armes, &
animer les soldats par sa presence. Landry fit occuper par son armée la plaine
qui est au dessus de la Ville, du côté d’Occident, pour avoir l’avantage de
combatre son ennemy à mesure qu’il sortiroit de la prairie, pour monter sur
cette plaine: (Car Thierry venoit du côté d’Orleans, & pour combatre Landry il
falloit qu’il traversât la prairie, & les rivieres de Chaloüette, & de Loüette,
coulent dans ce Valon) le lieu est encore aujourd’huy nommé le Chantier des
batailles: Et plus proche de la Ville est le Champ qui servit à enterrer les
morts, surnommé pour cela le Champ des morts, que le Vulgaire appelle le Champs
des Mores. Thierry fit toute la diligence possible pour faire passer la riviere
à son armée, & gagner le haut de la Colline, & la Plaine, pour combatre avec
pareil avantage du lieu: Mais à peine la troisiéme partie de son armée avoit
elle passé la riviere, que le combat commença. Dabord l’armée de Clotaire eût
[sic] de l’avantage: Bertault qui vouloit tirer raison de l’affront que Landry
luy avoit fait, se mêla si avant parmy les ennemis pour le rencontrer, qu’aprés
avoir genereusement combatu de tout son pouvoir, il fut tué sur le champ.
L’armée de Theodoric ne perdit pas pour cela courage, au contraire étant animée
à la vengeance, plûtôt qu’effrayée de la mort de ce Connêtable, elle arracha la
Victoire de la main de ses ennemis, & contraignit Landry de prendre la fuite,
laissant Meroüée prisonnier. Theodoric tirant droit à Paris, y entra Victorieux:
Et quelques Historiens disent qu’il mourut en cette bataille plus de trente
mille hommes.
http://www.corpusetampois.com/che-17-fleureau-b08.html
Audovère (530-580) eut cinq enfants avec Chilpéric : Théodebert (550-575),
Mérovée (552-578), Clovis (555-580), deux filles, Childeswinthe (565-) et Basine.
Frédégonde 545-597, Épouse Chilpéric Ier en 568. Elle eut six enfants avec
Chilpéric; Dagobert 563-580, Clodebert 565-580, Samson 575-577, Rigonte (une
fille), Thierry ou Théodoric 582-584, Clotaire 584-629). Noter que les enfants
nés avant 568 sont à titre de concubine de Chilpéric qui est alors marié à
Audovère.
Frédégonde, reine de Neustrie, naquit à Haucourt en Cambrésis, était la fille
(illégitime) de Brunulf comte du Cambrésis et d'Ardennes qui possédait une
villae a Haucourt. Le frère de Brunulf est Landry dit de Walincourt et maire du
palais de Neustrie. Selon certain, il était l'amant de sa nièce, soupçonné
d'avoir assassiné Chilpéric et d'être le père de Clotaire II. Brunulf et Landry
sont les fils de Walbert (Waubert) comte de Hainaut, Cambrésis et Ardennes et de
Lucille fille de l'empereur d’Orient, Zénon.
Source : Note de mcgreb(mcgreb1070 at wanadoo dot fr) du 13/04/2005 à
http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=21871
Gomatrude et Sichilde sont les filles de Brunulf comte du Cambrésis et
d'Ardennes. Gomatrude 1ère femme de Dagobert 1er et Sichilde épouse de Clotaire
II (note de MC Grébert). On ne doit pas ici parler du même Brunulf que le père
de Frédégonde, car il est d'une autre génération.
Source : Note de mcgreb(mcgreb1070 at wanadoo dot fr) du 13/04/2005 à
http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=21871
LIVRES
Bord, Lucien-Jean. Les Mérovingiens, Les rois inconnus, Éditions de Chiré,
Chiré-en-Montreuil, France, 1981, pages 118-119
Ces opérations avaient pris du temps, surtout à cause des distances. On peut
penser que, après cette campagne victorieuse, les deux rois aspiraient à un peu
de paix. C'était compter sans Clotaire et surtout sans Landry (3) maire du
palais de Soissons.
Nous serons amenés à parler de plus en plus fréquemment de ces maires dont
l'importance ira sans cesse croissante. La charge, dont le nom n'est qu'une
alitération de « major domus », avait été primitivement celle de l'intendant de
la maison royale. Le maire gérait la fortune privée du roi et s'occupait du
gouvernement intérieur du palais. Peu à peu, ils réussirent à se faire confier
les affaires publiques pour en arriver, dès l'époque qui nous intéresse
présentement, à jouer le rôle de véritables premiers ministres. Par la suite, ce
que nous verrons, ils accapareront totalement le pouvoir.
Pour le moment, Landry poussait à la guerre, faisant valoir que le roi de
Soissons ne pouvait rester sur l'échec de 600. Le prétexte fut aisé à trouver :
Berthoald, maire du palais de Bourgogne, envoyé pour lever les impôts en
Dentelin, fut chassé ignominieusement par les hommes de Clotaire. Bien sûr,
Théodoric ne pouvait laisser impuni un tel affront, il marcha immédiatement sur
le soissonnais, rejoint par son frère Théodebert. La masse réunie des deux
armées n'eut aucun mal à écraser celle de Clotaire, commandée par Landry, près
d'Etampes, le jour de Noël 604.
Il fallait que les Mérovingiens en fussent arrivés à une furie quasi bestiale
pour s'entretuer le jour même de la naissance de Notre Seigneur.
Landry avait dû prendre la fuite et les troupes victorieuses poursuivaient leur
avance. Mérovée, fils de Clotaire, âgé de seulement cinq ans, avait été capturé.
Il mourut dans les jours qui suivirent la bataille, qui saura jamais dans
quelles circonstances ?
Tandis que Théodoric faisait une entrée triomphale dans Paris, Théodebert,
peut-être pour contrecarrer le plan d'hégémonie de son frère, en fait celui de
Brunehaut, rencontrait Clotaire à Compiègne et convenait avec lui d'une sorte de
paix séparée. La réaction de Théodoric, poussé par la haine que lui instillait
sa grand-mère mais aussi par les conseils du nouveau maire (Berthoald ayant été
tué au cours de la bataille), Protadius, issu d'une famille gallo-romaine, ne se
fit pas attendre. En 605 il attaquait son frère, mais ses troupes, qui s'étaient
avancées jusqu'à Quierzy-sur-Oise, refusèrent de combattre, se mutinèrent,
massacrèrent Protadius et contraignirent le roi de Bourgogne à faire la paix
avec le roi d'Austrasie.
(3) Landry (ou Landri) : Leude de Chilpéric, il aurait été l'amant de Frédégonde
et aurait trempé dans l'assassinat du roi. Maire du palais de Clotaire II il
vainquit le duc Vintrion en 593 mais ne put empêcher la défaite de 604.
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Dernière modification
: jeudi 28 septembre 2006