00117 - Jacques Lemeilleur & Marie Barbe Valade

- I -

Jacques MEILLEUR

 naissance 5 octobre 1630 à Rouen, Normandie, Fr., baptême à l'église St-Gervais, Rouen, Normandie, Fr.,
p/m Guillaume le Cordur & Mariette Tyllais, tout deux de St-Gervais, Rouen, Normandie, Fr.,
confirmation 1 mai 1662 à Québec,
décès 19 mai 1700 à l'Hôtel-Dieu de Québec (de St-Augustin), âge : 69 ans,


 

Père:  Jacques LEMEILLEUR
Mère: Catherine LE BOULANGER


 

Note :  Il habitait Saint-Augustin près de Québec lors de son décès,

Marié(e) 28 janvier 1677 à l'église Notre-Dame-des-Anges, Québec, Marie Barbe VALADE, naissance cir 1641 (fille de André VALADE et Sara COUSSEAU, veuve Michel I L'HOMME, de qui elle a eu 8 enfants).

A la mort de Jacques Lemeilleur, elle se retira chez Jean Larue, habitant de Neuville. Il existe un acte de vente d'une terre avec habitation le 3 mai 1703 de Marie Valade à Joseph Tugal, son voisin, et la quittance pour cette vente le 27 mai 1704. Au recensement de 1716, elle habitait dans la Haute-Ville de Québec.

2 enfants :



1.1. Marguerite LE MEILLEUR, naissance 7 janvier 1678 à Côte de la Ferté, St-Augustin, décès 9 janvier 1678 à Côte de la Ferté, St-Augustin.


1.2. Jean MEILLEUR, naissance 13 décembre 1678 à Cap-au-Goulet, St-Augustin-de-Desmaures, baptême 29 à la cathédrale Notre-Dame, Québec, p/m Tugal Cotin & Jeanne Gilles, femme de François Fleury de Mitron, décès 10 octobre 1754 à Montréal, âge : 75 ans 9 mois 27 jours, funérailles 11 à l'église St-Joseph de la Rivière-des-Prairies, emploi(s) : Pionnier du Sault-au-Récollet, résidence à St-Claude en 1707.
(1) Marié(e) 12 juillet 1706 à Charlesbourg, contrat de mariage 20 jun ct Jean-Robert Duprac, Marie LEBLANC, naissance 20 avril 1680 à Charlesbourg (fille de Jacques LEBLANC et Suzanne ROUSSELIN), p/m Thomas Pajot & Marie Pivin, épouse de Jacques Glinel, décès 9 mars 1711 à Charlesbourg, âge : 30 ans 10 mois 19 jours, funérailles 10. 2 fils.
(2) Marié(e) 11 janvier 1712 à Charlesbourg, Québec, contrat de mariage 4 ct Jean-Robert Duprac, Élisabeth VERRET, naissance 3 février 1686 à St-Bernard, Charlesbourg (fille de Michel VERRET dit LAVERDURE et Marie GALARNEAU), décès 11 septembre 1732 à l'Hôtel-Dieu de Québec, sépulture 12, âge : 46 ans. 11 enfants.



  

Notes de Viateur Meilleur sur Jacques LEMEILLEUR

Son arrivée au pays

Jusqu'à maintenant, il a été impossible de déterminer exactement la date de son arrivée, le lieu de son départ et le métier qu'il exerçait, son contrat d'engagement n'ayant pas été retracé, s'il n'y en a jamais eu un!

Chose certaine cependant, il ne faisait pas partie de la Recrue de 1653 (voir Rolland Auger), ni de la Recrue de 1659 (voir Père Archange Godbout O.F.M.) Les Passagers de Saint-André dont les passagers étaient destinés pour Montréal. Du reste, ces recrues étaient parties de Saint-Nazaire, quoique, par ailleurs, dans l'embarquement à St-Nazaire du 20 juin 1653, on relève les noms de quelques Normands. Ceci tenait-il au fait que la main-d'oeuvre normande était particulièrement recherchée?

Nous lisons dans Les Normands et les Origines du Canada français de René le Tenneur p. 71, le paragraphe suivant:

20 juin 1651. Cette période de paix relative avec les Anglais permit la venue de navires apportant des hommes et du ravitaillement pendant près de dix ans, ce furent surtout les vaisseaux des marchands de Rouen "Rozée et Guénet" qui assurèrent ce trafic, sous les ordres de leurs capitaines Poulet et Pointel" (Voir Acte du Tabellionnage de Rouen du 2 avril 1655, signé des sieurs Rosée, Jacques Duhamel, Pierre Lebreton, Robert et Toussaint Guénet, tous marchands demeurant en cette ville de Rouen)

Dans le Journal des Jésuites, à la page 284, on peut lire ce qui suit:

Le 12, un samedi (1660) parut le premier vaisseau de Normandie, en suite du nouveau traité fait pour le commerce par le Sr de Bécancour

et à la page 301:

Le 22 Aoust (1661) arriva le premier vaisseau, de Laurent Poulet..."
Le 24, le deuxième vaisseau de Tadourneau...
Le dernier d'aoust, arriva le sieur Dubois Davauger...

Garneau, dans son Histoire du Canada donne l'information suivante:

Le baron Du Bois d'Avaugour arriva de France en 1661, pour remplacer le vicomte d'Argençon.....comme gouverneur, .... Il fit alors au roi la plus vive peinture de la situation de la colonie et le pria de la prendre sous sa protection. Toutes les personnes en place écrivirent dans le même sens, et le gouverneur de Trois-Rivières, M. Boucher, fut chargé d'aller soutenir ces représentations à Paris. Le roi fit un très bon accueil à l'agent canadien, et donna l'ordre d'envoyer immédiatement quatre cents hommes de troupes à Québec. (commandés par M. Dumont).

Ce qui est certain, c'est que Jacques Lemeilleur vivait à Québec en 1662, ayant été confirmé le 2 mai 1662 par Mgr François Montigny de Montmorency Laval, évêque de Québec. Comme les vaisseaux en provenance de France n'arrivaient pas à Québec avant juin ou juillet, il est à présumer qu'il vivait à Québec en 1661.

Il est intéressant de noter ici, ce que disait Garneau dans son Histoire du Canada vol. 1, p. 393, à propos des premiers colons arrivés au Canada:

La majorité des "habitants" comme on appelait les émigrants établis en permanence au pays, pour les distinguer des gens de passage - commis, employés domestiques, ouvriers et matelots - surnommés les "hivernants", étaient passés au Canada à titre "d'engagés", c'est-à-dire à la suite d'un engagement de servir trois ans à salaire fixe. A son expiration, ils deviennent libres de rentrer en France ou, restant au pays, de prendre une terre, d'exercer un métier ou de travailler à leur gré comme "volontaires", sans attache quelconque.

Tous ces hommes sont marqués du trait commun du courage. Car il en faut à cette époque, pour s'exiler de la "douce France" et passer dans un outre-atlantique inconnu et lointain. Ce courage s'allie à un désir essentiel de se tailler une vie nouvelle dans un pays neuf, où le laboureur peut posséder sa terre en toute propriété et l'artisan exercer son métier sans entrave quelconque. Hommes de résolution, ces émigrants ne reculent ni devant la dure tâche du défrichement ni devant la menace du guet-apens iroquois. Et leurs femmes ne montrent pas moins de résolution et de vailllance que les hommes.

Cependant, tout en reconnaissant la belle santé morale de la première génération canadienne, il ne faudrait pas se laisser induire en erreur par la propagande des "Relations", affirmant que c'est "la résolution de se donner à Dieu", qui a provoqué l'émigration des colons de la Nouvelle-France, et qu'on trouve en tous un désir ardent de leur salut et une étude particulière de la vertu". (Il faut dire que dans ce temps-là les Jésuites, qui guidaient la vie sociale de la colonie, exerçaient une telle surveillance de l'immigration qu'ils disent avoir "vu" c'est-à-dire visité tous les vaisseaux qui arrivaient de France).

Il faut également se garder des outrances de la Soeur Morin, dépeignant Montréal par oui-dire comme "une image de la primitive Eglise". Omettant ces pieux embellissements, que justifie la profonde piété des colons, l'histoire établit que la plupart de nos émigrés sont venus sous contrat de travail, uniquement gagnés par l'attrait d'une vie plus libre et d'une amélioration de leur sort.

Les Jésuites, par l'entremise du Père Jérôme Lallemand, supérieur, lui concèdent, le 4 mars 1663, deux terres, dont une est vendue par contrat (N.R. Fillion) le 30 octobre 1665 à François Genaple dit Bellefont n.p., qui l'occupe encore en 1678, et l'autre qu'il cède le 8 septembre 1663 à Michel LeGardeur dit Sansoucy:

terre de 2 arpents de front sur la route Saint-Michel, avec une profondeur de 30 arpents, concédée le 4 mars 1663 à Jacques Lemeilleur qui la cède, le 30 octobre 1665 à François Genaple dit Bellefont; celui-ci l'occupe encore en 1678.

Cette terre aurait aujourd'hui les limites suivantes: au nord-ouest, une ligne qui longe l'Avenue Duchesneau et qui se rend jusqu'à la rue de La Paix; au sud-est, le chemin des Quatre-Bourgeois; au sud-ouest, une ligne qui, prenant au chemin de Quatre-Bourgeois, va rejoindre la rue des Sapins; au nord-ouest, la rue de La Paix.

Terre de 2 arpents de front sur la route St-Michel, avec une profondeur de 30 arpents, qui ne sera concédée à Michel LeGardeur dit Sanssoucy que le 8 septembre 1663. (Elle s'étendrait aujourd'hui entre une ligne qui, du chemin des Quatre-Bourgeois, va rejoindre la rue des Sapins, et une autre qui passe au sud-ouest de l'Avenue des Mélèzes) (Marcel Trudel: "Le Terrier du Saint-Laurent en 1663", p. 294.)

A partir de la vente de ses terres de la route Saint-Michel de la Côte Sainte-Geneviève, en 1665, jusqu'en 1670, il s'en est allé vivre, de toute évidence à la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, propriété des Jésuites, laquelle seigneurie s'étendait en 1663, de la rivière Beauport (appelée "Sainte-Marie" dans l'acte de concession de 1637, et "Notre-Dame-de-Beauport" dans des documents postérieurs), au ruisseau Saint-Michel (le second ruisseau qui, au-dessus de la rivière Lairet, se jette dans la rivière Saint-Charles que les Indiens appelaient "Cabircoubat", que Jacques-Cartier baptisa "Ste-Croix", et que les Récollets nommèrent à leur tour "Saint-Charles"). Cette seigneurie avait une lieue de largeur le long du fleuve en traversant la rivière Saint-Charles, et douze lieues de profondeur, comprenant ainsi une partie de Charlesbourg. Pendant ces cinq années, sa principale occupation était apparemment le commerce du bois à la Côte-de-Beaupré, y achetant et vendant des terres-à-bois. Il est cependant revenu vivre à la Côte Saint-Michel.

Le 4 mars 1670, dans un contrat signé par-devant Romain Becquet, notaire, il achetait en société avec Laurent Herman ou Armand, tous deux habitants de la côte Saint-Michel, une terre de trois arpents de front sur trente de profondeur, sise en la Rivière-aux-Roches, seigneurie du Cap Roule (ou DeMaure), et propriété de Pierre Pichet dit La Muzette, lequel l'avait achetée, le 3 mars 1667 de Jean Juchereau, Sieur de Maure, seigneur de la dite Seigneurie du Cap Rouge (ou DeMaure).

Deux ans plus tard, le 8 mai 1672, Michel L'Homme (le premier mari de Marie-Barbe Valade, mariés le 4 août 1658 (voir leur contrat de mariage devant maître Peuvret, no 33), achetait à la même seigneurie DeMaure, une terre de 4 arpents de front sur 30 de profondeur de Aubin Lambert (Rageot N.R. 799).

Sans doute, ces deux terres n'étaient-elles pas éloignées l'une de l'autre, ce qui était de nature à favoriser un bon voisinage car, en 1677, Jacques Lemeilleur mariait la veuve de Michel L'Homme, c'est-à-dire Marie-Barbe Valade.

Son mariage

Régistre Notre-Dame des Anges, Québec, 28 janvier 1677:

M-843 Le vingt-huitième jour du mois de janvier seize cent soixante dix sept après les fiançailles et la publication des trois bans mariage faite le dixième dix-septième et vingt-quatrième dud mois de janvier d'entre Jacques le meilleur demeurant en la coste St-Anges, fils de Jacques le Meilleur et de Catherine Boulanger ses père et mère de la paroisse de St-Gervais de la ville de Rouen d'une part, et marie valade veufve de deffunt Michel L'Homme vivant habitant de la coste St-Anges, et ne s'estant découvert aucun empêchement Mrg Cyprien De Fort, prestre missionnaire du séminaire de Québec les a mariés en la coste st-Anges en présence de Mathieu Amyot Sr de Villeneufve Charles Amyot son fils, Tubal Cotin (Dugal) et de François Mutran témoins connus tous habitants de la coste St-Anges.
H. de Bernières

Ce récit serait incomplet si on ne s'arrêtait pas un instant sur les antécédents de Sara Cousseau, mère de Marie-Barbe Valade, épouse de Jacques Lemeilleur.

Marie-Barbe Valade avait pour père: André Valade, voiturier ou messager de St-Nicolas de LaRochelle, et pour mère: Sara Cousseau, veuve de Samuel Bertrand; elle fit abjuration de l'hérésie à St-Nicolas le 27 septembre 1685, et elle fut inhumée au même lieu à 95 ans le 25 juillet 1691. Elle eut neuf enfants. Mariée au Temple le 26 octobre 1625 à Samuel Bertrand, saunier, le contrat fut passé par Cousseau, not. Le 2 septembre, en présence de David Pépin, l'un des pairs de LaRochelle et grand-oncle de la future. Elle épousa en deuxième noce en 1630 André Valade, père de Marie-Barbe, future épouse de Michel L'Homme et de Jacques Lemeillleur.

Mariée à Québec, le 19 août 1658 à Michel L'Homme, fils de Michel et de Marie Simon de Bonnetable, diocèse du Mans, Maine, elle avait eu de lui huit enfants, que Jacques Lemeilleur allait élever, et dont voici les noms:

1. Pierre n ~ 1659 d <1681

2. Michel n 9 b 10/7/1661 Château-Richer d < 27/4/1688 Neuville m 1687 Marie MARCOT (Nicolas & Martine Tavrey, rem 1688 Pierre Lefebvre) sans postérité

3. Marie n 10 b 11/11/1663 Château-Richer d 7 s 8/4/1730 Lachine à 70 ans
m(1) 1679 Pierre LEMAY dit LAROSE (Léonard & Marguerite Meny, de Salon-la-Tour, Limoges, s 8/10/1680 Montréal à 30 ans, soldat de la garnison de Montréal) un fils
m(2) 1680 Nicolas OZANNE (André & Louise Desmarets, de St-Sever, Rouen, Normandie, d < 23/11/1705 Lachine, domestique de Nicolas Hubert, confirmé 25/5/1676 Montréal, maître-couvreur) 4 enfants
m(3) Lachine 1705 Claude SANSART dit LEPETITPICARD (Claude, dit Dumant, & Marie Chénier, de Lormont ou Cormont, Picardie, rem 1730 Marie-Anne Hard dit Prévost) sans postérité, enfant adoptif: Guillaume n vers 1699 d 14 s 15/4/1711 Lachine à 12 ans

4. Romain b 24/6/1666 Château-Richer d > 18/3/1685 Chambly m 1684 Marie Thérèse DROUET (Mathurin & Marie Bardou, d > 18/3/1685 Chambly) sans postérité

5. Adrien n 4 L'Ange-Gardien b 19/1/1669 Château-Richer d < 1681

6. Barbe b < 3/7/1670 Sillery d 26/8/1711 Hôtel-Dieu Québec, de Charlesbourg m Neuville 3/09/1690 Jean DE LAVOYE ou LAVOIE (Pierre & Jacquette Grinon, soldat de la garnison de Chambly en 1690) 6 enfants

7. Marie-Madeleine n 13 b 18/10/1673 Sillery
m(1) 1706 François POITEVIN (Jean & Madeleine Guillodeau, d 11 s 12/11/1715 Québec, cordonnier, v Françoise Morel qui lui avait donné 6 enfants) 5 enfants,
m(2) 1716 Thomas SHOULDOM ou CHELDAM (Thomas & Marie Cauvée ou Caurée, de Londres, Angleterre, journalier dans la haute ville de Québec) sans postérité

8. François-Joseph n côte de la Ferté à St-Augustin b 23/1/1676 Québec d 31/7 s 1/8/1676 Québec (posthume)

Le certificat de mariage de Jacques Lemeilleur peut prêter à confusion quant au prénom de la conjointe. En effet, son prénom est bien "Marie-Barbe". Une soeur de celle-ci se dénommait "Marie" et s'était mariée à Montréal, le 26 novembre 1663 à Jean Cadieu en premières noces, et à Philippe Boudier en deuxièmes noces, le 9 février 1682. Jean Cadieu était le fils de Pierre et de Renée Fourneau d'Anjou, et qui faisait partie de la recrue de 1653. Un frère de la conjointe se dénommait "Guillaume" et s'était marié à Québec le 10 novembre 1669 en premières noces, avec Françoise Asselin-Encelin, de l'Ile-au-Ré, et en deuxièmes noces à Jeanne Chalut, veuve de Joachim Girard, le 30 mai 1712.

Le recensement de 1681 donne l'indication suivante:

Québec, Seigneurie De Maure:

Jacques Lemeilleur, 45 ans; Marie Valade, sa femme, (veuve de Michel L'Homme) 40 ans; enfants: Michel (L'Homme) 21 ans; Barbe (L'Homme) 11 ans; Marie (L'Homme) 9 ans. Six arpents "en valeur".

Ce recensement donne 45 ans d'âge à Jacques Lemeilleur, ce qui est une erreur, étant né en 1630; il aurait donc eu 51 ans en 1681. Il a dû établir son domicile - pour un temps, du moins -, à Charlesbourg (qui faisait partie de la Seigneurie de Notre-Dame-des-Anges des Jésuites), car ses deux enfants sont nés dans cette localité en 1678. D'autre part, il demeura sans doute assez longtemps à la Seigneurie De Maure au Cap Rouge, tel qu'en fait foi le contrat de mariage de Barbe L'Homme, une des filles de sa femme, passé devant H.R. Genaple n.r. le 3 septembre 1690, dans lequel il est dit que:

Jacques Lemeilleur et Marie Valade, habitants de la Seigneurie De Maure. Ils promettent nourrir loger avec eux en leur maison pendant six mois et de leur escarir du bois l'hyver prochain pour faire une maison de 26 pieds sur 16, rendre led. bois sur le bord de la rivière prest à faire Cajeux.

C'est le seul Lemeilleur venu au Canada au début de la colonie qui y soit demeuré. Il est donc la seule souche de tous les Lemeilleur ou Meilleur du Canada.

Emile Vaillancourt, dans La Conquête du Canada par les Normands fait mention d'un Pierre Lemeilleur, originaire de Fécamp, Normandie, qui serait venu au Canada et qui aurait été confirmé à Québec le 1 mai 1662 en même temps que Jacques, mais il était sans alliance et aucun de ses éventuels descendants n'a pu être trouvé dans les Régistres. C'était probablement un cousin de Jacques, mais il a dû retourner en France.

Jacques Lemeilleur eut, avec Marie-Barbe Valade, deux enfants dont voici les certificats de baptême:

Marguerite: B.-9 Janvier 1678 née avant-hier baptisée en la maison de chapeau, côte de la ferté Charlesbourg. Parrain Laurent Herman, Marraine: Marguerite Grattebon. Elle est décédée le même jour.

Jean: B-29 décembre 1678. Né le 13 baptisé à cap à goulet (régistre de Notre-Dame-des-Anges. Jacques habitant de cap à goulet.

Jusqu'à aujourd'hui, "la côte de la ferté"(1) et "le cap à goulet" n'ont pu être localisés.

On voit que le parrain de Marguerite se nommait Laurent Herman dit Armand qui, lorsque Jacques occupait ses terres de la côte St-Michel, se trouvait son quatrième voisin jusqu'en 1667. Sa terre avait auparavant appartenu pour deux mois (4 mars 1663 - 25 mai 1663) à Jean Lebouleteux. Ce Jean Lebouleteux (ou Bouleteau) dit Leclaire habitait l'Ile d'Orléans et était connu sous le nom de Leclaire dit Bouteleau. Il était l'ancêtre de ma mère: Bernadette Robin dit Lapointe.

Ce Laurent Herman ou Armand, menuisier et chirurgien, s'était lié d'amitié avec Jacques Lemeilleur, à tel point que plus tard, il s'associait à lui pour se procurer une terre à la Rivière-aux-Roches, Seigneurie de Maure ou Cap Rouge. Il était originaire de St-Eloi de Rouen et s'était marié à Québec le 7 octobre 1663 à Marie Agathe, elle-même originaire de St-Germain-en-Laye, Ile de France. Cette dernière inhumée le 28 décembre 1700 à St-Augustin, Laurent Herman ou Armand prit en secondes noces Marie Constantineau, elle-même veuve de Michel Harbour, le 7 septembre 1701.

Jacques Lemeilleur fut colon, défricheur, laboureur. Sur ses terres, les deux premières obtenues des Pères Jésuites à la route St-Michel (Côte Ste-Geneviève), les autres situées à la Rivière-aux-Roches, Seigneurie De Maure (ou Cap Rouge), dont l'une en société avec son ami Laurent Herman, et, enfin, à Charlesbourg (Seigneurie Notre-Dame-des-Anges), encouragé par sa courageuse compagne, Marie-Barbe Valade, il épuisa lentement ses forces, éleva chrétiennement son fils Jean, et les cinq enfants de sa femme, issus d'un premier mariage avec Michel L'Homme.

A quelle date est-il décédé? Il est difficile de le dire positivement, les registres de Charlesbourg ayant été brûlés pour les années 1696-1699. De toute façon, il était présent au mariage de Barbe L'Homme, le 3 septembre 1690; le 23 novembre 1694, il est témoin au mariage de sa nièce Marie Valade, fille de Guillaume et de Françoise Asselin et mariée à Jacques Baillard, soldat, à Notre-Dame de Québec. Suite aux recherches récentes effectuées par l'Université de Montréal, il y est noté que Jacques LeMeilleur serait décédé à l'Hôtel-Dieu de Québec, venant de Saint-Augustin, à l'âge de 70 ans environ, le 19 mai 1700 (volume 8, U.deM.).

Son épouse, Marie-Barbe Valade, est décédée en 1724 à l'âge de 80 ans, tel qu'en fait foi le régistre des sépultures de Notre-Dame de Québec.

Le huit Mars 1724 a été inhumé dans le cimetière de ce lieu Marie .............. veuve de ............. Lemeilleur, décédée le jour précédent agée d'environ 80 ans après avoir recou tous les Sacrements, présent François le Vitre & autres.
O. SOUILLARD

Chronologie

Translation of Simone Bernier Meilleur, from Fisher Branch, MB

Jacques LeMeilleur's arrival in the country

Until now, it has been impossible to determine the exact date of his arrival, the place of his starting point or the kind of trade or profession he had. 

For certain, though, he was not part of the recruit of 1653 (see Roland Auger) nor the recruit of 1659 (see Fr. Archange Godbout, O.F.M.) "Les passagers de Saint-André" of which the passengers  were destined for Montréal.  Furthermore, these recruits had come from Saint-Nazaire although, moreover, in the embarkation at Saint-Nazaire on June 23, 1653, we pick up a few "normands". Would this be that the manpower "normands" was particularly sought after?

We read in the "Les Normands et les Origines du Canada français" of René le Tenneur, p. 71, the following paragraph:

June 20, 1651. This relatively  peaceful period with the English permitted the coming of boats carrying men and replenishment during close to ten years, being mostly merchant vessels from Rouen, - "Rozée and "Guénet", which assured this traffic, under the orders of Captain "Poulet" and "Pointel". (see Act of the Tabellionage of Rouen on April 2, 1655, signed by sieur Rosée, Jacques Duhamel, Pierre Lebreton, Robert and Toussaint Guénet, all merchants residing in this city of Rouen).

In the "Journal des Jésuites", on page 284, we can read the following:

On the 12, a Saturday (1660) appeared the first vessel from Normandy, following the new Treaty, made for the commerce by Sr. De Bécancour.

And on page 301:

On August 22 (1661) the first vessel of Laurent Poulet...
On the 24, the second vessel of Tadourneau...
On the last of August, arrived the sieur Dubois Davauger...

Garneau in his "Histoire du Canada" gives us the following information:

The Baron DuBois of Avaugour arrived from France in 1661, to replace the Viscount of Argençon....as Governor,.... He painted for the King the most vivid  picture of the Colony's situation and begged him to take it under his protection. Everyone on place wrote in the same sense, and the Governor of Trois-Rivières, M. Boucher, was in charge of sustaining these representations to Paris. The King made a real good welcome to the Canadian agent, and immediately gave orders to send a four-hundred man crew to Québec, (overlooked by M. Dumont).

What we can affirm, is that Jacques LeMeilleur lived in Québec in 1662, having been confirmed on May 2, 1662 by Mgr. François Montigny de Montmorency Laval,  Bishop of Québec. As the source of the vessels coming from France did not arrive in Québec until June or July, we are to presume that he lived in Québec in 1661.

It is interesting to note here, what Garneau was saying in his "Histoire du Canada" vol.1, p.393, about the first settlers who arrived in Canada.

The majority of "habitants" like we called the migrants who established themselves permanently on this land, to distinguish them from the passenger people - clercs, servants, workmen and seamen - surnamed the "hivernants" hibernators who are allowed to come to Canada with an "engagés" title (to engage onself) that is, following a pledge to serve for 3 years at a fixed salary. Upon termination, they became free to return to France or if staying in this country would take some land, exercise a trade or work at their will as "volunteers", without any strings attached.

All these men are marked with a common streak of courage. For some are needed, during this period in time, to exile oneself from the "douce France" and pass in an unknown and far-off trans-Atlantic. This courage unites to an essentiel a desire to cut out a new life in a new country, where the ploughman can own his land in all its property and the artisan can exercise his trade without whatever impediment. Men of resolution, these emigrants do not retreat neither facing hardship of clearing land nor the menace of the Iroquois' ambush, and their wives show no less resolution and courage than the men.

However, while recognizing the good moral health of the first Canadian generation, one must not be induced in error by the propaganda of the "Relations", affirming that it is "the resolution of living oneself to God", that provoked the emigration of the settlers of New France, and that we find in everyone an ardent desire of their salvation and a particular study of virtue. (One must say that it is at that time, the Jesuits, who guided the social life of the colony, exercised a certain surveillance of the immigration that they claim having "seen" that is, visited all the vessels that arrived from France.)

One must equally keep guard of the "outrance" outrage of Soeur Morin, depicting Montréal by hearsy, as "an image of the primitive church", omitting those devout embellishments, that justifies the profound piety of the settlers, the history establishes that most of our emigrants came under a working contract, uniquely earned by the attraction of a more liberal life and of an improvement of their fate.
 

The Jesuits, by the intervention of Father Jérôme Lallemand, Superior, concedes on March 4, 1663, two parcels of land, of which one was sold by contract (N.R. Fillion) on October 30, 1665 to François Genaple dit Bellefont n.p. of which be still occupies in 1678, and the other which he concedes on September 8, 1663 to Michel LeGardeur dit Sansoucy:

land of 7 "arpents" abreast on route Saint-Michel, with a depth of 30 "arpents" conceded March 4, 1663 to Jacques LeMeilleur, living it up on October 30, 1665 to François Genaple dit Bellefont; this one still occupies it in 1678.

Today, this land would have the following limits on the Northeast, a line that lunges Rue Duchesneau and reaches rue La Paix: on the Southeast, the chemin Quatre-Bourgeois; on the Southwest, a line that, starting at the chemin Quatre-Bourgeois, reaches the rue Sapins; on the Northwest, the rue La Paix.
 

Land of 2 "arpents" abreast on the route Saint-Michel, with a depth of 30 "arpents" that was to be conceded to Michel LeGardeur dit Sansoucy but on September 8, 1663. (Today, it would extend between a line which, from the chemin Quatre-Bourgeois, reaches the rue des Sapins, and another that passes on the Southwest of the rue des Mélèzes) (Marcel Trudel: "Le Terrier du Saint-Laurent in 1663", p. 294.)

Starting with the sale of his land on the route Saint-Michel of the Côte Sainte-Geneviève, in 1665, up until 1670, evidently, he went to live at the seigneurie of Notre-Dame-des-Anges, Jesuit property, a seigneury which extended in 1663, from the rivière Beauport (called "Sainte- Marie" in the Concession Act of 1637, and "Notre-Dame-de-Beauport" within subsequent documents) to the ruisseau Saint-Michel (the second creek which, above the rivière Loiret, empties in the rivière Saint-Charles, which the Indians called "cabircoubat", which Jacques Cartier baptised "Ste-Croix", and the Récollets named in return "Saint-Charles". This "seigneurie" had a league width the length of the "fleuve" (St-Lawrence?) crossing the rivière Saint-Charles, and twelve leagues in depth, in this way, including a part of Charlesbourg. During those five years, his principal occupation apparently was the wood commerce at Côte- de-Beaupré, buying and selling woodlands. He however returned to live at Côte Saint-Michel.
 

On March 4, 1670, by contract in front on Romain Becquet, notary, he purchased in partnership with Laurent Herman of Armand, both farmers from the Côte Saint-Michel, a farm of three arpents" abreast by 30 in length, situated on the Rivière-aux-Roches, (seigneurie) lordship du Cap Rouge (or De Maure), and property of Pierre Pichet dit La Muzette, who had previously purchased it on March 3, 1667 from Jean Juchereau, Sieur de Maure, lord of the said seigneurie du Cap Rouge (or de Maure).

Two years later, on May 8, 1672, Michel L'Homme (Marie-Barbe Valade's first husband, married August 4, 1658 - ref to their contract, in front of N.R. Peuvret, no 33), purchased at the same seigneurie De Maure, a farm of 4 arpents" abreast by 30 in length from Aubin Lambert (Rageot N.R.799)

No doubt, those two farms were not too far from each other, which by nature, encouraged a good relationship, cause in 1677, Jacques LeMeilleur married Michel L'Homme's widow, that is, Marie-Barbe Valade.

His marriage

Register of Notre-Dame-des-Anges, Québec, January 28, 1677:

M - 843 The twenty-eight day of the month of January, sixteen-hundred seventy-seven after the engagement and publication of three wedding bans made on the tenth seventeenth and twenty- fourth of the month of January between Jacques LeMeilleur residing in the coste St-Anges, son of Jacques LeMeilleur and Catherine Boulanger his father and mother from one part and marie valade widow of deceased Michel L'Homme farmer residing at the Coste St-Anges, and having uncovered any impediment Mgr. Cyprien DeFort missionary priest from Québec Seminary married them in the Coste St-Anges in the presence of Mathieu Amyot Sr de Villeneuve Charles Amyot his son, Tubal Cotin (Dugal) and François Mutran known witnesses all farmers of the Coste st-Anges.
H. de Bernières
 

The report would be incomplete if we did not stop a moment on the prior occurrences of Sara Cousseau, mother of Marie-Barbe Valade, wife of Jacques LeMeilleur:

Marie-Barbe Valade had for father: André Valade, carrier or messenger of St-Nicolas de La Rochelle, and for mother, Sara Cousseau, widow of Samuel Bertrand; she died from "hérésie" at St-Nicolas on September 27, 1685, and was buried at the same place at the age of 95, July 25, 1691. She had nine children. Married at the Temple on October 26, 1625 to Samuel Bertrand, "saulnier" the contract was passed by Cousseau (not.), on September 2, in the presence of David Pépin, one o the peers of LaRochelle ad Great-uncle of the intended wife. In 1630, she remarried André Valade, Marie-Barbe's father; future bride of Michel L'Homme and Jacques LeMeilleur.

Married at Québec August 19, 1658 to Michel L'Homme, son of Michel and of Marie Simon de Bonnetable, dioceses of Mans, Maine, with him she had eight children, of which Jacques LeMeilleur brought up as his own, here are their names:

l. Pierre b around 1659 died - 1681

2. Michel b 9 Baptised 10/7/1661 Château-Richer d 27/4/1688 Neuville m Marie MARCOT (Nicolas & Martine Tovrey, rem 1688 Pierre Lefebvre) without posterity.

3. Marie b 10 baptised 11/11/1663 Château-Richer buried 8/4/1730 Lachine at 70 years. m(1) 1679 Pierre LEMAY dit LAROSE (Léonard & Marguerite Meny, from Salon-la-Tour, Limoges, buried 8/10/1680 Montréal garrison) one son.
m(2) 1680, Nicolas OZANNE (André & Louise Desmarets, from St-Sever, Rouen, Normandy, d 23/11/1705 Lachine, servant of Nicolas Hebert, confirmed 25/5/1676 Montréal (master- slater) 4 children
m(3) Lachine 1705 Claude SANSART dit LEPETTTPICARD (Claude & Marie Chénier, de Lormont or Cormont, Picardie, rem 1730 Marie-Anne Hard dit Prévost) without posterity, adopted a child: Guillaume b around 1699 buried 15/4/1711 Lachine at 12 years.

4. Romain baptised 24/6/1666 Château-Richer d 18/3/1685 Chambly m 1684 Marie-Thérèse DROUET (Mathurin & Marie Bardou, d 18/3/1685 without posterity.

5. Adrien b 4 L'Ange-Gardien baptised 19/1/1669 Château-Richer died bef. 1681.

6. Barbe b (3/7/1670 Sillery d 26/8/1711 Hôtel-Dieu, Québec, from Charlesbourg m Neuville 1690 Jean DE LAVOYE or LAVOIE (Pierre & Jacquette Grinon. Soldier from the Chambly garrison in 1690) 6 children. 

7. Marie-Madeleine b 13 baptised 18/10/1673 Sillery m 1706 François POITEVIN (Jean & Madeleine GUILLODEAU, died 11 buried 12/11/1715 Québec, shoemaker widow Françoise Morel who had given him 6 children) 5 children, rem 1716 Thomas SHOULDOM or CHELDAM (Thomas & Marie Couvée or Caurée, from London, England, journalist in the high city of Québec) without posterity.

8. François-Joseph b côte de la Ferté at St-Augustin bap. 23/1/1676 Québec d 31/7 buried 1/8/1676 Québec. (Posthumous).

The marriage certificate of Jacques LeMeilleur could lead to confusion when it comes to the given name of the wife. In fact, her given name is really "Marie-Barbe". A sister was named "Marie" and was married at Montréal, on November 26, 1663 to Jean Cadieu in her first marriage, and to Philippe Boudier, second marriage, on February 9, 1682. Jean Cadieu was the son of Pierre and Renée Fourneau of Anjou, who was part of the 1653 recruit. A brother to this spouse, was called "Guillaume" and was married in Québec on November 10, 1669 in first marriage, to  Françoise Asselin - Encellin, from Ile-au-Ré, and to Jeanne Chalut, widow of Joachim Girard on May 30, 1712, in second marriage.

The Census of 1681 gives the following indication:

Québec, Seigneurie De Maure:

Jacques Lemeilleur, 45 years, Marie Valade, his wife (widow of Michel L'Homme) 40 years; children: Michel (L'Homme) 21 years; Barbe (L'Homme) 11 years; Marie (L'Homme) 9 years. Six "arpents in value".

The Census gives Jacques Lemeilleur, 45 years of age, which is an error, having been born in 1630; he would be 51 years in 1681. He must of established his residence - at least for a while - at Charlesbourg (which made part of the Jesuit's Seigneurie of Notre-Dame-des-Anges) as his two children were born in this locality in 1678. On the other hand, he without a doubt, stayed long enough at the Seigneurie De Maure at Cap Rouge, as attests the marriage contract of Barbe L'Homme, one of his wife's daughters, taking place in front of H.R. Genaple n.r. September 3, 1690 where it is said that:

Jacques Lemeilleur and Marie Valade, farmers from the Seigneurie De Maure. They promise to lodge with them, in their home, for six months and to "square-off»" some wood for next winter, to build a house 26 feet by 16, to render "this" wood on the edge of the river "ready to make" Cajeux.

It is the only Lemeilleur that came to Canada at the beginning of the colony and stayed. He is then the only root of all the Lemeilleur's or Meilleur's in Canada.

Emile Vaillancourt, in "La Conquête du Canada par les Normands" mentions about a Pierre Lemeilleur, originating from Fécamp, Normandy, who would of come to Canada and would of been confirmed at Québec on May 1, 1662 at the same time as Jacques but he was without marriage and none of his possible descendants were ever found in the Registers. He was probably a cousin of Jacques but he must of returned to France.

Jacques Lemeilleur had, with Marie-Barbe Valade two children, of which here are their Baptism Certificates:

Marguerite: B. - 9 January 1678 born before yesterday baptised in the house of hats, côte de la ferté Charlesbourg. Godfather: Laurent Herman, Godmother: Marguerite Grattebon. Shed died the same day.

Jean: B - 29 December 1678. Born the 13 baptised at cap à goulet (Notre-Dame-des-Anges register). Jacques a cap à goulet farmer.

Until today, it has been impossible to locate exactly the "cote de la ferté", and the "cap à goulet".

We see that Marguerite's godfather was called Laurent Herman dit Armand which, while Jacques occupied his farms from the côte St-Michel, was found to be his fourth neighbour until 1667. His farm has previously belonged for two months (March 4, 1663 - May 25 1663) to Jean Lebouleteux. This Jean Lebouleteux (or Bouleteau) dit Leclaire dwelled L'île d'Orléans and was known by the name Leclaire dit Bouteleau. He was my mother's ancestor: Bernadette Robin dit Lapointe - says Viateur Meilleur from Ste-Adèle).

This Laurent Herman or Armand, carpenter and surgeon, was bonded in friendship with Jacques Lemeilleur, to the point of that later, be associated himself to him to procure a farm at Rivière-aux-Roches, Seigneurie of De Maure or Cap Rouge. He originated from St-Éloi of Rouen and was married at Québec October 7, 1663 to Marie-Agathe, herself origin of St- Germain-en-Laye, Ile de France. This last one buried December 28, 1700 at St. Augustin, Laurent Herman or Armand took in second mariage Marie Constantineau, herself being the widow of Michel Harbour, on September 7, 1701.

Jacques Lemeilleur was setter, land-clearer, ploughman. On his farms, the first two he obtained from the Jesuit Fathers at the route St-Michel (Côte Ste-Geneviève), the others situated at the Rivière-aux-Roches, Seigneurie DeMaure (or Cap-Rouge), one being in partnership with his friend Laurent Herman, and, finally, at Charlesbourg Notre-Dame-des-Anges Seigneurie) encouraged by his courageous companion, Marie-Barbe Valade, he slowly exhausted his powers, brought up his son, Jean, in a Christian way, also his wife's five children, born from a first marriage with Michel L'Homme.

What date did he die? It is difficult to say, positively, the Charlesbourg registers having burnt for the years 1696-1699. In any case, he was present at Barbe L'Homme's marriage, September 3, 1690; on November 23, 1694, he was witness at his niece's marriage, Marie Valade, daughter of Guillaume and Françoise Asselin and married to Jacques Baillard, soldier, at Notre-Dame of Québec. But after recents researches from Montreal's University, Jacques LeMeilleur would have died at Hotel-Dieu Quebec Hospital at 70 years old, may 19, 1700 (vol. 8)

His spouse, Marie-Barbe, died in 1724 at the age of 80 years, conclusive from the burial place register of Notre-Dame, Québec:

on March eight, 1724 buried in the cemetery of this locality, Marie....... widow of ...... Lemeilleur, deceased the previous day aged approximately 80 years after having received all the Sacraments, present François le Vitre and others.
O.SOUILLARD

Chronology

Notes:
(1) "...Dans l'acte de baptême de Jeanne Tibaut, le 11 novembre, il est intéressant de relever l'expression cote de la Ferté employée pour désigner l'actuel territoire de Saint-Augustin-de-Desmaures en référence au seigneur Jean Juchereau de La Ferté, fils et héritier de Jean Juchereau de Maur." (réf: MSGCF no 162 note 48, p.254)
 


 

Recherche par Viateur Meilleur, de Sainte-Adèle

Mise à jour le 24 décembre 2003 par Paul Meilleur, de Sainte-Adèle
Mise à jour le 18 février 2011 par Lorraine Marcotte

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